La crise du Covid-19 inquiète les investisseurs, notamment face au krach boursier de février et mars. Si les SCPI ont été moins impactées par cette crise aussi violente qu’inattendue, réussiront-elles à tenir le cap sur les prochains mois à venir ? Des baisses de rendement sont-elles attendues ? Qu’en est-il de la pérennité de l’investissement ? Autant de questions préoccupantes compte tenu de l’ampleur de la fragilité économique.

Les SCPI réussiront-elles à tenir le cap sur les prochains mois à venir ?

Les SCPI se sont montrées aguerries face à la crise ayant généré la paralysie de la majorité des activités, impactant alors sur la solvabilité des locataires. Rappelons que ces sociétés civiles de placement immobilier se basent sur les loyers pour fonctionner. Une des forces de ces dernières : la diversification de leurs locataires et de la typologie de ses actifs. Ce qui a donné lieu à leur survie puisque tous les locataires n’ont pas été touchés par la crise, d’autant que la majorité de ces derniers sont de grandes enseignes jouissant d’une solide santé financière.

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L’Autorité des marchés financiers ou AMF est également intervenue pour soutenir les opérateurs en matière de conseils quant à la gestion des locataires par rapport au retard du paiement des loyers.

Le déconfinement à l’heure actuelle permet par ailleurs la remise en marche des activités de la plupart des locataires et les retards de paiement sont progressivement acquittés. Cependant, une nouvelle vague de contamination pourrait être préjudiciable aux SCPI les plus fragilisées puisqu’un reconfinement serait à nouveau envisagé. L’évolution de la pandémie ne peut encore être anticipée, par ailleurs.

Des baisses de rendement sont-elles attendues ?

Jusqu’ici, le rendement de la majorité des SCPI n’a pas connu de fluctuation notoire. Les loyers sont en effet collectés un trimestre à l’avance, ce qui a donné lieu au même rendement au cours des premiers mois. De plus, la plupart des locataires des SCPI sont des grandes enseignes comme indiqué plus haut, et qui, par conséquent, ont pu continuer à s’acquitter de leurs loyers au fil des mois. Seules les TPE étaient en difficulté. Or, celles-ci sont minoritaires dans le portefeuille de locataires des SCPI. Toujours est-il qu’une possible baisse des rendements peut être enregistrée sur les prochains mois, en fonction de la typologie de l’actif.

Les SCPI de bureaux par exemple sont faiblement impactées : le rendement devrait se situer entre 4% et 3.15%. Les SCPI de commerces ont été plus touchées, leur rendement pourrait baisser jusqu’à 3.3%. Cependant, certaines d’entre elles continuent à conserver un excellent rendement, avoisinant les 5% et plus. Les SCPI diversifiées elles aussi connaîtront un rendement légèrement en baisse : la plupart d’entre elles continueront à servir un taux compris entre 4.11% à 6.25%. Idem pour les SCPI spécialisées dans le domaine de la santé entre autres.

Qu’en est-il de la pérennité de l’investissement ?

L’investissement en SCPI est un placement à réaliser sur le long terme puisque basé sur la pierre. Il s’agit alors d’un excellent investissement patrimonial dont le rendement et la solidité sont à mesurer sur plusieurs années et non uniquement sur quelques mois. Selon les spécialistes, ces actifs s’en sortiront même renforcées après la crise, à la différence des produits spéculatifs comme ceux circulant sur le marché actions et qui connaissent une véritable fluctuation ainsi que des risques élevés.

Par ailleurs, si la crise ne s’étend pas sur la durée, une baisse de la valeur des parts sera évitée. Il est inutile de les revendre puisque les risques de moins-value sont bel et bien au rendez-vous tandis que les « trous » éventuels seront comblés au fil des mois et des ans à venir.